L’histoire des patronages… L’exemple de Notre-Dame-du-Lys

C’est au cours du XIXème siècle que sont nés les premiers patronages.

Le terme « patronage » fait référence aux premières œuvres paroissiales de protection et d’éducation en faveur de la jeunesse. « A l’origine, les patronages ont été créés par des religieux afin d’aider les jeunes enfants des milieux défavorisés. En effet, ces enfants travaillaient et n’avaient pas la possibilité d’aller à l’école », souligne Kevin Agnero, responsable du patronage de Notre-Dame du Lys, à Paris 15e (quartier Sèvres-Lecourbe). Grâce au patronage, les enfants pouvaient alors éviter de traîner dans les rues et de tomber dans la délinquance. « Les patronages accueillaient les enfants après leur travail pour leur apprendre à lire, à écrire et pour les former à des métiers. Ils étaient également des lieux où les enfants pouvaient profiter de moments de détente et de spiritualité », précise Kevin Agnero.

Aujourd’hui, la vocation des patronages a changé : ils sont devenus de vrais centres de loisirs chrétiens, des lieux d’éducation par le jeu, le sport ou les activités culturelles, mais aussi d’évangélisation, dans le respect des différences.

Ils accueillent les garçons -quel que soit leur milieu social- parfois dès la maternelle et jusqu’au lycée. Certains accueillent aussi les filles (renseignez-vous auprès des paroisses !). « A la chapelle Notre-Dame-du-Lys (7 rue Blomet, Paris 15e) , nous accueillons les garçons dès 7 ans. Il y a une dizaine d’années, les religieux ont quitté ce patronage, car ils n’étaient plus assez nombreux pour tenir tous les patronages du 15e arrondissement de Paris. Les religieux se sont démenés pour ne pas laisser le patronage de Notre-Dame-du-Lys sans vie. Grâce à l’aide fournie par le Diocèse, il peut continuer à rester actif. J’ai été désigné pour reprendre ce patronage il y a cinq ans. Etant un ancien enfant du patronage (j’ai commencé à 6 ans!), j’ai été ravi que l’on me propose ce poste. Le patronage m’a beaucoup apporté personnellement et spirituellement : j’aimerais transmettre cette richesse », confie Kevin Agnero.

Aujourd’hui, sur les quatre patronages du 15e arrondissement de Paris, trois sont toujours actifs : celui de Notre-dame-du-Lys (quartier Sèvres-lecourbe), celui de la paroisse Jeanne d’Arc (quartier Vaugirard) et celui de la paroisse Notre-dame-de-Grâce (quartier Dupleix). Le patronage de l’église Notre-Dame-de-la-Salette (quartier Convention) a, malheureusement, fermé l’année dernière, faute de moyens humains.